Cette note collige les savoirs qui ont été récoltés lors de l'activité Solidarités à découvert : explorer et pratiquer nos divergences pour élargir les chemins de reliance, qui s'est déroulée lors de la Journée des savoirs ouverts 2025, le 30 octobre dernier au Musée McCord. L'intervenante Sofia Oukass a offert aux participant·es des pistes pour transformer les divergences en dynamiques constructives. Les photos de l'activité se trouvent dans la note Photos des activités de la JDSO 2025: Salle du conseil.
Résumé
Animé par Sofia Oukass, l’atelier Solidarités à découvert : explorer et pratiquer nos divergences pour élargir les chemins de reliance a offert un espace de réflexion autour de la solidarité et des manières de faire de nos divergences un levier plutôt qu’un obstacle. Réunissant une trentaine de participant·es, l’atelier proposait d’expérimenter ensemble — à travers des moments de réflexion, de jeu et de partage — diverses pratiques de solidarité.
Déroulement
Après avoir accueilli chaque participant·e avec bienveillance, Sofia Oukass a invité le groupe à s’installer autour de la table ou au sol, à fermer les yeux, à respirer et à observer leurs sensations. À l’aide d’une pelote de laine, elle a ensuite proposé une activité ludique servant de métaphore vivante du lien : la première personne à recevoir la pelote la passe à quelqu’un d’autre, en se nommant et en partageant un mot qu’elle associe à la solidarité — curiosité, écoute, créativité, force, ouverture, création de liens, compassion, urgence, communauté, agir, hospitalité. Au fil des échanges, une toile de solidarité s'est tissée.
Sofia Oukass a invité les membres du groupe à tirer légèrement sur le fil pour ressentir la tension, puis un peu plus fort, en imaginant que leur bout de ficelle représente une conviction ou une valeur personnelle. Elle a posé au groupe la question suivante : « Qu’est-ce que cela vous fait de vous retrouver entre ce besoin de lien avec l’autre et ce besoin de conviction? »
Le partage qui a suivi a révélé que la solidarité ne se vit pas seulement collectivement, mais aussi dans notre intériorité. Cette tension entre soi et l’autre peut devenir un levier, à condition d’apprivoiser le désaccord, d’accueillir l’inconfort et de reconnaître la valeur de la divergence. Cultiver la nuance et pratiquer l’écoute active sont autant de gestes qui participent à la construction d’un vivre-ensemble plus solidaire.
Conclusion et pistes de réflexion
Les participant·es ont réfléchi à des questions ouvertes :
- Comment recoudre les liens quand ils se brisent?
- Comment accueillir la divergence sans perdre le collectif?
- Comment conjuguer motivation individuelle et bien commun?
On constate ainsi que la solidarité à laquelle on aspire se vit tout autant dans notre intériorité que dans nos rapports aux autres. L’intime et le collectif sont liés et peuvent à la fois créer et détendre des tensions. Apprendre à trouver de la gratitude dans l’inconfort que peut générer une tension, et se servir de cette énergie pour créer du lien devient alors un geste concret de solidarité.