Au camp d’été Rupture(s) de Transition en Commun qui a réuni près de 250 personnes les 28 et 29 août 2025 à la Cité-des-Hospitalières, Marie-France Barbier a été marquée par l’absence de perspectives interculturelles et par le besoin d’impliquer davantage les communautés racisées, immigrantes et la jeunesse dans la transition socio-écologique. Elle souligne aussi l’importance de prévoir des espaces de repos pour soutenir les personnes investies dans le changement. Enfin, si elle était mairesse de Montréal, elle placerait le droit au logement au cœur du projet de société, avec une taxe solidaire pour le financer.
💬 Témoignage personnel et récit inspirant : diffusion et inspiration vers d’autres territoires
Le vox pop du camp d'été fut l'occasion de demander aux participant·es de nous raconter un moment, une rencontre ou une idée vécue ici au camp qui les a particulièrement marqué·es et qu'iels voulaient partager avec d’autres. Marie-France Barbier nous a alors fait part de plusieurs impressions qu'elle a eues pendant sa participation.
🤲 Moment marquant : réaliser le manque de perspectives interculturelles au camp
Marie-France, impliquée auprès des communautés ethnoculturelles dans les quartiers Côte-des-Neiges, Saint-Michel ou Montréal-Nord, a été frappée par le manque d’approche interculturelle lors du camp.
Selon elle, malgré la richesse des idées et des expertises présentes, toutes les perspectives ne sont pas représentées, notamment celles issues des communautés racisées ou immigrantes. Elle estime qu’un croisement entre perspectives et communautés est essentiel pour réellement avancer vers le vivre-ensemble qu’on souhaite créer collectivement.
🌈 Un appel à plus de diversité : culturelle, générationnelle et sectorielle
Marie-France a exprimé le souhait de voir une approche non seulement interculturelle, mais aussi multisectorielle et intergénérationnelle. Pour elle, la jeunesse devrait avoir une place active à la table, puisque la transition socio-écologique se construit en grande partie pour et avec les prochaines générations.
💤 Un moment de reconnexion : la sieste sonore
Le second moment qu’elle a trouvé marquant a été la sieste sonore, vécue comme un moment de recentrage dans le cadre naturel et apaisant de la cour de la Cité-des-Hospitalières. Elle a profondément apprécié cet espace de repos et de reconnexion à la nature, qu’elle juge essentiel dans des événements comme celui-ci.
Elle a observé que beaucoup de participant·es, engagé·es dans des missions sociales ou environnementales, sont épuisé·es, parfois à bout de souffle. Selon elle, il est crucial que dans ce genre de rassemblements soient programmés des temps de répit, de soin et de restauration, pour honorer l'engagement des personnes investies dans la transition socio-écologique.
🗳️ Élections municipales : projection politique et action immédiate
Nous avons par la suite posé à Marie-France la question suivante : « si vous étiez mairesse de Montréal demain matin, quelle serait la mesure la plus audacieuse que vous prendriez pour accélérer la transition socio-écologique ? » Elle nous a offert plusieurs pistes d'actions inspirantes.
🏘️ Faire du logement un projet de société
Si elle était mairesse, Marie-France affirmerait clairement que l’objectif de la Ville n’est pas de gouverner pour la période électorale, mais bien pour la prochaine génération.
Elle souhaiterait que le droit au logement soit placé au cœur du projet de société montréalais, en le considérant comme un droit humain fondamental. Elle souhaiterait aussi que Montréal devienne une ville des droits de la personne, pour garantir l’accès aux besoins de base pour tous·tes.
🏠 Mesure concrète proposée : une taxe pour financer le logement
Marie-France mettrait en place une taxe sur le logement, applicable aux entreprises (tourisme, industrie du jeu vidéo, etc.) comme aux citoyen·nes. Elle imagine un système à tarification solidaire (sliding scale), où chacun·e contribue, selon ses moyens, dans une logique de responsabilité collective.