Présentée devant une salle comble au Musée McCord Stewart, la causerie Aux frontières des savoirs : justice, imaginaires et technologies a réuni des voix issues de milieux variés pour réfléchir à l’évolution de nos savoirs à l’ère de l’IA. Présentée dans le cadre de la 3e Journée des savoirs ouverts qui s'est déroulée le 30 octobre 2025, la discussion fut menée par Élise Ross-Nadié (Co-Savoir), Philippe Beaudoin (LoiZéro) et Patrick Tanguay (Sentiers), sous la modération de Laïma A. Gérald. Les échanges ont souligné la nécessité de repenser la place de l’IA dans nos vies, ainsi que de développer des technologies qui servent réellement le bien commun, en transformant nos imaginaires et nos pratiques pour des sociétés plus inclusives. Les photos de l'activité se trouvent dans la note Photos des activités de la JDSO 2025: Théâtre.
Résumé
Cette conversation propose un regard croisé sur l’évolution de nos savoirs à l’ère de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes. En explorant des imaginaires pluriels et des visions parfois divergentes du futur, les échanges interrogent les promesses associées à l’IA, sa diversité et les illusions qu’elle crée, notamment autour du travail et du temps. L’échange a aussi mis en lumière les enjeux éthiques d’une justice numérique et la nécessité d’examiner de façon critique les récits technologiques qui façonnent nos horizons.
Déroulement
La deuxième causerie, présentée au Théâtre du Musée McCord Stewart devant une salle comble, réunit Élise Ross-Nadié (Co-Savoir), Philippe Beaudoin (LoiZéro) et Patrick Tanguay (Sentiers), sous la modération de Laïma A. Gérald. Les échanges s'ancrent dans la question centrale : que deviennent nos savoirs à l’ère de l’intelligence artificielle et des technologies émergentes ? Les participant·es explorent la possibilité d’utiliser l’IA de manière plus juste et équitable, en imaginant des futurs où la technologie servirait réellement le bien collectif.
Patrick Tanguay évoque l’idée du musicien Brian Eno, qui propose de considérer les données de l’IA comme une entente sociale plutôt qu’une source de profit. À l’image d’une route publique construite pour le bien commun, l’IA pourrait devenir un bien collectif fondé sur nos connaissances partagées, au service du savoir et de la société — et non des intérêts privés.
Pistes de réflexion et questions soulevées
- Comment créer des intelligences artificielles qui servent le bien collectif plutôt que les intérêts d’un petit groupe (une majorité souvent riche, souvent blanche) ?
- Quels modèles alternatifs peuvent offrir un contrôle et un accès plus équitable aux données et aux outils technologiques ?
- Comment transformer nos imaginaires pour ouvrir la voie à des futurs plus justes et diversifiés ?