Hier (15 avril 2025), j'ai assisté à la Journée de printemps de l’Institut sur le vieillissement et la participation sociale des aînés de l'Université Laval, une journée que j'ai trouvée particulièrement enrichissante, sans doute parce que les chercheur·e·s de l'Institut ont su inviter à cette journée à la fois des gens qui réfléchissent et font de la recherche dans les facultés universitaires sur les ejeux du vieillissement et des gens qui sont sur le terrain. D'ailleurs l'objectif de la journée était de, selon le document de présentation, «réfléchir aux manières de considérer et d’intégrer les différents visages de la diversité des trajectoires et conditions de vie des personnes aîné·e·s dans nos projets de recherche et nos interventions.»
Le programme de la journée consistait en un mélange de conférences et d'atelier. Dans la matinée il y a d'abord eu une conférence de la professeure et directrice de l’Institut EDI2, Sophie Brière, sur l'équité, la diversité, l’inclusion et l’intersectionnalité. Ça m'a sensibilisé au fait qu'on ne réfléchit pas beaucoup sur le vieillissement dans une perspective d'intersectionnalité, ni même de diversité d'ailleurs. Équité et inclusion peut-être un peu plus (j'en ai parlé par ailleurs dans ma chronique du 28 février sur les ondes de CKIA-FM 88,3 qui portait sur un bilan d'une recherche ayant eu lieu dans le cadre de l'initiative pour l'inclusion sociale des personnes aînées de l'Institut sur le vieillissement, mais là il faut ouvrir nos horizons parce que la population vieillissante du Québec va être de plus en plus diversifiée dans les années à venir. J'aurai l'occasion d'y revenir dans une prochaine chronique, d'autant plus qu'à la suite de la conférence j'ai assisté à un atelier qui portait sur la terminologie associée à l’équité, la diversité et l’inclusion.
Après, ce fut conférence présentée par trois personnes qui portait sur la participation des adultes vieillissants ayant une déficience intellectuelle à la vie de leur communauté. Parmi les trois conférencières, il y avait Diane Morin, la Présidente du Club Fadoq de Ste-Odile qui sait de façon remarquable amener celles et ceux qui sont membres du club à avoir une attitude d'ouverture, laquelle fait en sorte que les adultes vieillissants qui vivent des déficiences se sentent acceptés à part entière dans les activités du club. Les deux autres conférencières étaient Monique Maltais, récemment retraitée du Regroupement québécois du parrainage civique et coordonnatrice du projet de recherche Mentorat Actif (voir ce pdf, page 5 à son propos) et Élise Milot, professeure titulaire à l'École de travail social et de criminologie de l'Université Laval. Pour celles et ceux que ça intéresse, j'ai trouvé une vidéo qui date de 2023, dans laquelle Élise Milot et Monique Maltais présentent le Mentorat actif et parrainage civique d'adultes vieillissants ayant une déficience intellectuelle.
Dans l'après-midi, on a eu droit une conférence sur la recherche avec les Premiers Peuples, plus particulièrement avec des aîné·e·s des Premiers peuples. La conférence était donnée par la professeure Chantal Viscogliosi de l'École de réadaptation de la Faculté de médecine et des sciences de la santé à l'Université de Sherbrooke et chercheure au centre de recherche sur le vieillissement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Le mot avec est très important, les Premiers peuples étant devenus très réticents envers celles et ceux qui les approchent pour un projet de recherche. On les comprend; il y a eu beaucoup d'abus dans le passé.
Ensuite, j'ai assisté à un atelier sur la trousse Présent.es contre l’âgisme conçue également dans le cadre de l’Initiative pour l’inclusion sociale des personnes aînées. La trousse, mais aussi l'âgisme, vont être l'objet d'une de mes toutes prochaines chroniques radiophoniques à la radio communautaire CKIA FM 88,3. L'atelier était animé par Mireille Fortier, coordonnatrice de l’IVPSA et Marie-Claude Savoie, conseillère en communication à l’IVPSA.
Le tout s'est terminé par une synthèse de la journée par Bouchra Taïbi de l'Institut universitaire SHERPA et Maude Lévesque du CEGRÉS.
Bref, beaucoup de contenus liés à plus d'une dimension du vieillissement; de quoi alimenter mes réflexions sur ce que je vis, étant moi-même une aînée.