TeC Atelier sur la vision de l'alliance lors de la journée collective du 1er novembre 2023

Une journée d'échange et de réflexion collective

Une journée collective s'est tenue le premier jour de novembre 2023. Ce rassemblement des membres à notamment été un prétexte à des ateliers de réflexion collective sur le futur de l'alliance, sa vision partagée et sa forme. Cette note synthétise les réflexions des membres présent-es exprimés pendant l'atelier sur la vision. Ce dernier avait pour objectif d'amener les membres à réfléchir à la vision qui devrait être celle de Transition en Commun. Comment articuler une vision commune qui soit à la fois claire, inclusive et mobilisatrice?

La vision actuelle de l'alliance

Transition en Commun fédère une alliance entre citoyen-ne-s, acteurs et organismes de la société civile, la Ville de Montréal et d’autres institutions autour d’une démarche de co-construction, dont l’objectif global est double :

  • faire émerger, populariser, célébrer et mobiliser autour d’une vision partagée de la transition socio-écologique
  • se donner collectivement les moyens de la mettre en œuvre, notamment par de nouveaux engagements des institutions concernées, d’abord à Montréal et au bénéfice de la mobilisation des quartiers pour la transition.

Notre vision de la transition socio-écologique s’appuie sur:

  • Les quartiers et la vie locale
  • La participation citoyenne, la démocratie et la création de communs
  • L’économie sociale et l’innovation sociale
  • L’équité, la diversité et l’inclusion, en renforçant le lien entre justice sociale et environnement
  • La culture et la création d’un récit collectif mobilisateur

Un besoin de clareté, d'inclusion et d'ambition

La force de l'alliance tient à la diversité de ses membres et, au regard de la transition socioécologique dont elle se réclame, à l'interdépendance des communautés que ces membres représentent. À cet égard, les membres apprécient que cette démarche de co-construction prenne ancrage dans cinq piliers complémentaires. On apprécie également la place importante laissée aux questions de justice, d'équité, de diversité et d'inclusion, de même que la volonté d'une approche centrée sur un ancrage dans les quartiers et des considérations sociales.

Les membres regrettent cependant l'absence d'une mention explicite de considérations environnementales. On apprécie l'accent mis sur la justice sociale, mais on s'interroge sur l'absence de considération relatives à notre rapport au vivant non-humain et à la nature en général.

Finalement, les membres soulignent aussi un besoin de clareté dans cette vision dont les principes succincts restent tout de même plutôt hermétiques. On aimerait donc que les concepts déployés dans la vision soient mieux définis et que les liens d'interdépendance entre ces derniers soient plus clairs et concrets. On remarque ainsi que, paradoxalement, si la simplicité de la vision se voulait un facteur d'inclusion, son manque de clareté représente un obstacle à son inclusivité.

Déroulement de l'atelier

Animé par Marie-Andrée Rodrigue (Conseillère en Innovation au Laboratoire d'innovation urbaine de Montréal (LIUM) et membre du comité Récit de l'alliance), l'atelier de réflexion s'est déployé en trois phases et en petits groupes. Les membres ont étés appelé-es à discuter de leur perception de la vision actuelle de l'alliance en réfléchissant à ce qu'iels apprécient de cette vision, ce qu'iels n'y voient pas et celles et ceux qui ne s'y voient pas représenté-es. Les membres ont finalement réfléchis aux formes à travers lesquelles la vision de l'alliance pourrait se déployer.

Ce qui est généralement apprécié

  • Les membres ayant participé-es à l'atelier apprécient particulièrement la présence d'une diversité de thématiques (économiques, culturelles, sociales, éthiques et politiques, etc.) qui témoignent d'une compréhension systémique de la transitions socio-écologique.
  • On apprécie la place importante qu'occupent les communs dans l'articulation actuelle de la vision, de même que l'accent qui est mis sur l'ancrage local et la vie de quartier.
  • Les membres réhitèrent l'importance de l'inclusion d'une diversité de perspectives implicite à la vision, notamment dans un soucis de justice sociale.
  • On aime l'impression de mouvement qu'inspire la vision et la co-construction évolutive de la démarche de TeC et de sa vision.
  • La place importante de la culture.
  • La présence de considération économiques et la place importante de l'économie sociale.

Ce qui semble manquer

Malgré une appréciation généralement positive de la vision actuelle, les membres remarquent unanimement certains manques importants.

  • La vision manque de clareté. En effet, si elle est synthétique, elle est aussi, de l'avis de plusieurs, plutôt vague. Les membres aimeraient que les concepts y soient mieux définis et que plutôt que d'exprimer la vision à travers une série de points, on articule chacune des thématiques évoquée pour en montrer l'interdépendance et expliciter les besoins d'échange entre les différents milieux impliqués. L'absence de clareté implique aussi des questions relatives aux limites à la fois théoriques que pratiques et géographiques de l'alliance.
  • L'absence de l'environnement, de la question du rapport à la nature et du vivant non-humain est problématique.
  • Pour plusieurs, dans sa forme actuelle, la vision n'est pas assez mobilisatrice et revendicatrice. On remarque donc l'absence d'une vision de lutte, de sentiment d'urgence ou de remise en question explicite d'un certain rapport à la productivité, au temps et à la croissance.

Celles et ceux dont on regrette l'absence

Les participantes et participants, à travers la forme actuelle de la vision et de l'alliance en général, regrettent l'absence ou le manque de représentations de plusieurs communautés.

  • Représentant-es du secteur de l'écologie ou de l'environnement, tel que des chercheur-ses ou des représentant-es d'organismes en environnement.
  • Représentant-es issu-es de communautés marginalisées ou de la diversité culturelle tel que des représentant-es des Premières Nations, de groupes racisés ou de communautés non francophones, par exemple.
  • Les membres présent-es regrettent aussi le manque de représentation citoyenne, d'acteurs institutionnels ou de groupes militants.

Les formes proposées

Si une articulation textuelle et synthétique de la vision est pertinente, les membres sont d'avis qu'une pluralité de formes serait préférable. Cette pluralité de formats permet en effet une plus grande inclusion de même qu'une meilleure diffusion et vulgarisation de la vision de l'alliance et de ses principes.

À cet égard, deux grandes catégories de formats ont été évoquées.

  • Le format narratif et vulgarisé permet de clarifier et de vulgariser la vision.
  • Le format vivant, comme le débat, la discussion, le festival ou le témoignage permet de souligner le caractère vivant et évolutif de l'alliance, apprécié par ses membres.

diversity_3Organisation(s) reliée(s)

bookmark Terme(s) relié(s)

Auteur·trice(s) de note

forumContacter les auteur·trice(s)

Communauté liée

Transition en Commun

Profil En commun

Communauté Passerelles

Carnets Praxis

forumDiscuter de la note

Localisation

Montréal, QC, Canada

Publication

18 novembre 2023

Modification

28 avril 2024 13:25

Historique des modifications

Visibilité

lock_open public

Pour citer cette note

Alexis Curodeau-Codère, Antoine St-Germain, Simon Thibodeau. (2023). TeC Atelier sur la vision de l'alliance lors de la journée collective du 1er novembre 2023. Praxis (consulté le 18 juillet 2024), https://praxis.encommun.io/n/udAFthDAYruPToy3dcJ_LhxnUr4/.

shareCopier